mardi 1 novembre 2016

Le sosa qui fait peur : #sosa666 ! Pierre BERTOUIN (mort en 1757)

Depuis quelques jours, je vois passer sur les réseaux sociaux le #sosa666, et Halloween c’est la bonne occasion pour moi d’évoquer en quelques lignes ce que je connais de cet  ancêtre.

D’abord, on m’a déjà reproché d’employer le terme sosa sans l’avoir expliqué... Pour résumer, on part du sujet dont on fait la généalogie, c’est le numéro 1. Son père est le 2 et sa mère le 3. Les grands-parents paternels sont les 4 et 5 et du côté maternel, ce sont les 6 et 7. On traduit donc la formule mathématique suivante :
Le numéro du père est le double de celui de l’enfant, la mère est le double + 1. Ainsi le sosa 13, c’est une fille, épouse du sosa 12 (13-1), mère du sosa 6 (12/2), grand-père maternel du sosa 1 !

Voilà comme ça c’est fait ! Alors reprenons l’histoire de mon effrayant sosa 666 ! Effrayant oui oui ! Et à plusieurs titres !


Frayeur 1 : l’erreur de date !


C’est une peur qui est récurrente pour les généalogistes... La faute de frappe ! En cherchant à documenter ce billet, je me suis rendu compte que mon ancêtre s’était marié en août et non en avril. Et c’est dans les archives de Saint-Gervais-sur-Roubion, dans la Drôme, pas très loin de Montélimar, qu’il faut chercher l’union de Pierre BERTOUIN avec Louise VACHON. Ils se sont mariés le 21 août 1703.
  
 
Source : AD26 

Frayeur 2 : le mariage non filiatif !


Bon, impossible de remonter plus haut dans l’ascendance, le mariage ne donne pas le nom des parents. C’est fréquent. Rageant. On devine juste que l’époux réside dans la commune voisine de Cléon d’Andran. Je n’ai pas trouvé de contrat de mariage qui pourrait permettre de remonter une génération supplémentaire, de façon certaine.  

Frayeur 3 : l’hérétique !


Pierre BERTOUIN fait partie de mes ancêtres protestants. Ils étaient nombreux dans cette région à cette époque à avoir embrassé la religion prétendue réformée, la RPR. D’ailleurs, lorsqu’il décède en 1757 à Montjoux, où la famille s’était établie au milieu des années 1720, le curé écrit que Pierre BERTOUIN est "mort sans avoir demandé les sacrements".


Source : AD26


Frayeur 4 : l’implexe !


Mon sosa 666 est aussi mon sosa 682. Et oui, on le retrouve à deux reprises dans mon ascendance. Schizophrène le Pierre BERTOUIN ? Pas du tout ! C’est la résultante d’un mariage entre cousins. Sa fille, mon sosa 333, Marie BERTOUIN s’était mariée avec Jean COURBIN. Ils avaient eu plusieurs enfants, dont Michel (sosa 166) et Pierre Jean (sosa 170). Et si on descend chaque branche on arrive jusqu’à mes arrière-arrière-grands-parents, Charles CAVET et Louise POUZET mariés en 1884. Ils étaient cousins issus d’issus de germains, ou plus simplement "petits cousins".


Voilà donc comment mon sosa 666 était un hérétique schizophrène né de parents que l’on ne connait pas (encore).  Parfait pour Halloween non ?!




mardi 27 septembre 2016

Des champs au château

Quand on fait des recherches généalogiques, on croise de temps à autres un nom à rallonge dans les tables décennales, ou sur les pierres tombales du cimetière du village. Et l’on se met parfois à rêver de la vie que vécurent les seigneurs locaux, les nobles, petits ou grands, qui côtoyaient, souvent de loin, le travail des champs de leurs voisins. Et quand on trouve un pont entre les deux sociétés, c’est que la Révolution française est passée par là !

C’est ainsi que nous nous trouvons à Gevrolles, situé en Côte d’Or, à la frontière avec la Haute-Marne et l’Aube.  C’est là que nait Anne MATHIEU en 1767, fille de Jean MATHIEU et Marie BERTRAND, descendante en droite ligne de notre Marcel.
  

Elle a à peine deux ans quand sa mère décède, fin 1768. Et son père réussit à faire élever socialement la lignée grâce aux mariages de ses enfants. Et grâce à l’activité locale du moment : les forges. Si l’aîné poursuivit la tradition familiale dans les champs, sa grande sœur Marie Françoise épouse à l’âge de 18 ans un maître souffletier de Montigny sur Aube. Quant à la petite Anne, elle se marie assez tard, elle avait 27 ans, avec Jean MAITRE, un cultivateur, qualifié aussi de marchand de bois, et de maître de forges. Il est natif de Cunfin, village voisin dans l’Aube, mais réside à Lignerolles, un peu plus au sud, toujours à frontière entre la Côte d’Or et la Haute-Marne.

Le couple n’a que trois enfants (et une nombreuse descendance), ce qui est assez peu, comparativement aux autres branches rencontrées à cette époque, comme par exemple la propre fratrie d’Anne MATHIEU, qui avait eu 18 neveux et nièces, enfants de sa sœur et de ses deux frères.





1.  
Joseph MAITRE (1795-1874), propriétaire, maître de forges, il fut maire de Villotte-sur-Ource. Il créa le Fourneau de Châtillon sur Seine, et fonda avec son demi-frère Bernard, son beau-frère Athanase Leblanc et son cousin le Maréchal Marmont la Société Bazille-Louis-Maître et Cie (en 1824), qui, avec la Société Bouguéret, Martenot et Cie, devint en 1862 la Compagnie des forges de Châtillon et Commentry.

Notable, il prend l’ascenseur social et épouse la fille du docteur de Châtillon-sur-Seine, Luce CLERY (1808-1889). Un fils Alphonse (1833-1860), qui mourut enseigne de vaisseau à Macao en Inde, et une fille Camille (1828-1895), mariée à Paris à un officier d’artillerie, Vicomte de Tryon, Gaston (1811-1858), Officier de la Légion d’Honneur, d’où Jeanne DE TRYON (1854-1951), épouse du Comte et Marquis de Beauvoir du Boscol, Raoul (1850-1933), lui aussi Officier de la Légion d’Honneur.



2.  
Rosalie MAITRE (1797-1876), d’abord mariée au maitre de forges Claude GAVET (1789-1824), elle épouse Hector BOURRU (1801-1870), notaire à Châtillon-sur-Seine. Parmi ses enfants, on note :
- Emilie GAVET (1818-1856) mariée à un notaire ; 
- Mélanie GAVET (1819-1861) mariée à un docteur en médecine ; 
- Auguste GAVET (1824-1881) qui fut agent de change et dont la fille unique Mathilde épousa l’écrivain d’art Henri BERALDI ; 


Portrait héliographique d'Henri Béraldi d'après un tableau de Jean Gigoux.

- et de son second mariage, Céline BOURRU (1829-1885) mariée à l'ingénieur Marcel ACLOQUE, chevalier de la Légion d’Honneur, dont la petite-fille Geneviève ACLOQUE fut la première femme diplômée de l’Ecole des Chartes.

 Geneviève Aclocque en 1913



3.
Victoire MAITRE (1799-1825), épouse de Joseph PÉTOT (1788-1861), figure locale lui aussi. Maître de forges, il fut maire de Voulaines et député de la Côte d’Or.

 Joseph PÉTOT (photo Jacques de Guillebon)


Le couple eut un fils qui mourut âgé de 3 semaines, et une fille Louise (1820-1877) qui épousa son cousin Joseph BOUGUÉRET (1812-1860), maitre de forges, maire de Sainte-Colombe-sur-Seine, d’où :
- d’abord Adèle BOUGUÉRET (1839-1862) mariée à un new-yorkais Théodore SCHIFF (1829-1904) et parents de Madeleine (1861-1870) ; 
- et Camille BOUGUÉRET (1850-1876) épouse d’un officier de marine, Charles NOCHÉ D'AULNAY (1850-1918), dont la fille Marie NOCHÉ D'AULNAY (1876-1961) était la femme de Lucien DE GUILLEBON (1871-1952), capitaine de frégate. Leur fils ainé Charles DE GUILLEBON était le commandant du cargo Grandcamp qui explosa en 1947 à Texas City.

mercredi 21 septembre 2016

De la Côte d’Or aux Antilles

Françoise LAMBELIN est le deuxième enfant de François et Anne FINET. Cette dernière descend de la famille BERTRAND par sa grand-mère paternelle, Nicole MICHAUT, elle-même petite-fille de Jeanne BERTRAND.



Née juste avant la Révolution, elle épouse en 1817 à Prusly un libraire de Dijon, Nicolas TUSSA. C’est là qu’ils vivent jusque dans les années 1830 avant de gagner Paris où Françoise décède le 17/02/1841. Ils habitent alors rue des Francs Bourgeois Saint Michel, selon l’inventaire des biens réalisé après le décès de Françoise le 07/04/1841 (Maître Gabriel Eloi Hochon).

Sur les 7 enfants du couple, tous nés à Dijon, 6 ont vécu à l’âge adulte, et parmi eux Louise Joséphine TUSSA.

Née en 1820 à Dijon, elle est le deuxième enfant de Nicolas TUSSA et Françoise LAMBELIN. Une très jolie jeune fille vraisemblablement. Elle fut le modèle du peintre Félix TRUTAT, que l’on dit être "La Femme nue".



D’après l’auteur dijonais Noël Clément-Janin, "Mlle TUSSA quitta les siens vers sa vingtième année, pour aller en Amérique d’où elle ne donna jamais de ses nouvelles".

Et on la retrouve en effet de l’autre côté de l’Atlantique, à Saint Pierre en Martinique, où elle donne naissance à une fille le 14 juillet 1850. Mais elle décède le 4 août suivant.



Marie Emilie est reconnue par son père quelques jours avant son propre mariage, en 1872. Elle décède, avec son mari, le 8 mai 1902 lors de l’éruption de la Montagne Pelée.

lundi 19 septembre 2016

La généalogie descendante de Marcel BERTRAND et Philiberte SAULCERET

Pendant un an et demi, je me suis attelé à retracer la descendance de ce couple de laboureurs du début du XVIIe siècle. Il semble qu’ils aient toujours vécu à Prusly sur Ource, près de Châtillon sur Seine, dans le Nord de la Côte d’Or.

J’avais déjà commencé à recenser les descendants de cette famille il y a quelques années, mais à l’époque je n’avais pas mesuré l’étendue potentielle des ramifications des branches. D’autant que de nouvelles archives en ligne ont été mises à disposition, me permettant d’agrandir considérablement le nombre de descendants. Sans compter sur les cousins qui font également leurs recherches et que je raccroche à la lignée.

Evidemment, ce qui est particulièrement remarquable quand on établit une généalogie descendante, c’est de voir les migrants, ceux qui se sont établis plus ou moins loin, et parfois très loin ! Bien sûr, on bute souvent sur le devenir d’un enfant. Une fois l’acte de baptême ou l’acte de naissance retrouvé, plus aucune trace de l’enfant... Est-il mort jeune, sans acte de sépulture (fréquent chez les protestants) ? Est-il mort jeune en nourrice dans un village voisin ? La petite dernière est-elle envoyée comme domestique à la grande ville ? Le quatrième fils est-il parti faire son compagnonnage à l’autre bout de la France ? Unetelle est elle devenue religieuse ? Quand ce n’est pas le développement du chemin de fer qui conduit un jeune homme à traverser les régions pour s’installer ailleurs. Bref, quand on ne trouve pas d’acte de mariage, la descendance s’arrête, pour rebondir parfois à plusieurs centaines de kilomètres.

J’ai donc voulu raconter ici le parcours de quelques individus qui se sont illustrés par leur originalité au fil de l’histoire. 

Source : Carte de Cassini. 82. [Tonnerre] (BNF)

jeudi 30 juin 2016

Z comme Zénobie BOURGEOIS

Charité bien ordonnée termine par soi-même


Il fallait bien que j’évoque à un moment mon patronyme, et j’ai choisi comme porte d’entrée, pour finir ce ChallengeAZ, mon couple de sosas 32 et 33 : les grands-parents de mon arrière-grand-père, Jules et Zénobie BOURGEOIS.

Retour en Lorraine, dans le secteur de Verdun, dans l’actuel département de la Meuse.

Source : Carte de Cassini. 110. [Verdun] (BNF)

C’est à Mangiennes qu’est née Marie Zénobie HABRANT. François, son père (1810-1887), exerçait la profession de maçon. Venu de Damvillers, il s’était installé dans ce village en épousant Marie Joseph GUILLEMIN (1813-1888), fille de Jean-Baptiste (1788-1870) et Marie Marguerite COLIN (1785-1869), un couple qui fut ma toute première grosse erreur d’homonymes, ces deux noms assez répandus dans la région m’ayant joué un mauvais tour.

Elle est nommée Marie Sénobie, avec un "S" lors de sa naissance.


Source : AD Meuse

Mais c’est bien avec un beau "Z" qu’elle signe son acte de mariage en 1861.

Source : AD Meuse

Son mari, François Jules BOURGEOIS était menuisier et vivait bien plus au nord-est : à Villers-la-Montagne, tout à côté de Longwy. Ensemble, ils ont eu 10 enfants qui ont tous vécu jusqu’à l’âge adulte. Parmi eux, Charles BOURGEOIS (1870-1929), le père de mon arrière-grand-père, ouvrier mineur avant de gagner la région parisienne où il vendait du poisson, après la Première Guerre Mondiale.

Zénobie est décédée le 08/05/1917 à Villers-la-Montagne.

Source : AM Villers-la-Montagne

Chez les BOURGEOIS, Jules (1828-1890) était le cinquième fils d’une fratrie de six, qui là aussi, ont tous fondé une famille. Eugène, Victor, Augustin, Jean-Louis, Jules et Alphonse tous nés à Avillers, étaient les fils de Dominique BOURGEOIS et Marie Thérèse MASSON. Et c’est l’acte de naissance du père qui m’a fait froncer le sourcil. On le trouve à Bouligny, toujours dans la Meuse, pas très loin de Mangiennes.


Source : AD Meuse

Le 30 décembre 1793, Marie Barbe BOURGEOIS a 25 ans quand elle donne naissance à Dominique. C’est sa tante, Magdelaine BOURGEOIS qui déclare la naissance. Cette dernière était en effet la sœur de Marie BOURGEOIS, mère naturelle de Marie Barbe. Deux générations d’enfants naturels donc.

Ce qui m’a vraiment intrigué dans cet acte de naissance, c’est la mention du père de Dominique, très clairement exprimée : François HUGET, soldat volontaire au service de la République, originaire de la commune de Landres. Etait-ce vraiment son nom ? Etait-ce un leurre ? Je n’ai jamais réussi à retrouver quoi que ce soit concernant ce soldat... Une énigme de plus dans ma généalogie donc !

mercredi 29 juin 2016

Y comme Yvonne ADVENARD

Au pays du sel


Et bien si j’avais une ancêtre avec un prénom qui commence par un Y ! Avec des aïeux bretons, une Yvonne était à redouter... C’est bien le cas avec Yvonne ADVENARD que l’on trouve entre Saint-Lyphard et Guérande, en Loire-Atlantique. Mais si c’est la Bretagne !

Source : Carte de Cassini. 159. [Belle-Île] (BNF)
Source : Carte de Cassini. 130. [Paimboeuf - Redon] (BNF)

Yvonne ADVENARD était mon sosa 103, c’est-à-dire l’arrière-grand-mère de mon arrière-grand-père. Sa famille est originaire de Saint-Lyphard, du moins j’arrive à remonter jusqu’à un mariage, non filiatif, de 1721 entre Louis ADVENARD et Guillemette MICHEL.

Source : AD Loire-Atlantique

Même si elle est née Ivonne avec un "i" selon l’officier d’état-civil de Saint-Lyphard, c’est bien avec un "y" qu’on l’écrit dans son acte de mariage et de décès. Elle ne signe cependant pas son acte de mariage de 1816 avec Maurice RICHEUX, natif de Guérande. Le couple s’installe au lieu dit de Bouzaire, assez proche du bourg de Saint-Lyphard, et finalement un peu éloigné de la cité médiévale de Guérande et des marais salants.

Source : AD Loire-Atlantique


Je ne connais pas grand-chose d’elle si ce n’est qu’elle était cultivatrice. Et de son mariage avec Maurice RICHEUX sont nés neuf enfants dont Jeanne, mon ancêtre, née en 1831 à Guérande et décédée en 1900 au Pouliguen.

mardi 28 juin 2016

X comme Xavier Adonis RIFFAUT

Quand l’employé s’acoquine avec la maîtresse de maison


C’est un nouveau département que l’on découvre avec la famille RIFFAUT. Encore un ! Cette fois, direction le Doubs et le petit village de Chenecey Buillon, au sud de Besançon.

Source : Carte de Cassini. 146. [Besançon] (BNF)

Xavier Adonis RIFFAUT est né le 31 octobre 1839, cinquième enfant de Didier RIFFAUT (1792-1860) et de Constance BOILLOT (1807-1865). La famille semble avoir vécu à Chenecey Buillon, au moins depuis le début du XVIIIème siècle, et l’ancêtre le plus lointain que j’ai pu retrouver est dit originaire de ce village dans son contrat de mariage de 1704.

Le jeune Xavier Adonis est envoyé comme domestique chez un boulanger du village voisin, Jules SAVARY à Courcelles. Et c’est là qu’il fréquente Catherine JAVELLE, la femme du boulanger, qui travaillait comme couturière. Catherine a 7 ans de plus que lui. Déjà veuve d'un tréfileur aux forges en Côte d’Or, elle avait suivi ses parents dans le Doubs pour épouser le boulanger SAVARY. Au total, elle avait eu 9 enfants, dont 5 qui sont parvenus à l’âge adulte. Et c’est veuve une deuxième fois qu’elle accouche d’un dixième enfant, un petit dernier, Louis, le 11 mars 1871. Xavier Adonis RIFFAUT reconnait l’enfant lors de son mariage avec Catherine JAVELLE deux mois plus tard.

On retrouve notre couple à Besançon quelques années plus tard. Xavier Adonis s’éteint le 07 juillet 1889 à l’hospice Saint Jacques, il avait 49 ans. Sa femme y décède 6 mois après, âgée de 57 ans.

Source : AM Besançon

Leur fils Louis devient tanneur et part à la conquête de l’ouest français : après un arrêt en Haute Marne, où il se marie en 1897 avec Emilie MERCIER (1878-1970) à Rimaucourt, il s’installe à Paris, où naissent leurs deux enfants, Lucienne (1898-1981) et Raymond (1904-1956), mon arrière-grand-père.

lundi 27 juin 2016

W comme Willermin MUSSET

De la Lorraine aux Carolingiens


Ouf, j’ai un de mes ancêtres dont le prénom commence par un W ! Je n’aurais toutefois pas grand-chose à raconter sur ce sosa 8995840 qu’il faut chercher au XIVème, à Longwy.

Source : Carte de Cassini. 109. [Montmédy - Longwy - Bouillon] (BNF)

C’est grâce aux écrits publiés en 1706 par Jean MUSSEY, curé de Longwy, que l’on découvre cette famille bourgeoise de Mussey, établie en la ville de Longvy depuis cinq siècles. Et que l’on remonte jusqu’à Willermin le fils d’Hugues, et le petit fils de Poignon, mayour de Longwy à la fin du XIIIème siècle. Il habitait la Neuville ou ville basse et il fut Clerc-juré de Longwy.

Le fils de Willermin, Thyrion était qualifié de seigneur d’Aix, une commune actuellement située de l’autre côté de la frontière, en Belgique. Un de ses descendants, Thiriet MUSSET avait épousé Jeanne, dame de Gorcy, dont la généalogie remonte jusqu’à Charlemagne.


Famille de Gorcy :
D'argent à neuf mouchetures d'hermine de sable ordonnées 4, 3 et 2; au chef de gueules chargé de trois annelets d'or

Pour en savoir plus sur les Mussey de Longwy, voir la page Geneanet de Josiane LEFONDEUR.


samedi 25 juin 2016

V comme Pierre Virgile MERCIER

Dynastie de forgerons


Promenons-nous encore un peu dans la Haute Côte-d’Or, entre les vallées de la Seine et de la Marne où mes aïeux travaillaient le fer. Direction Rimaucourt, en Haute-Marne où s’éteint le 15 novembre 1897 Virgile MERCIER. Sa fille, Emilie (1878-1970) avait épousé quelques semaines plus tôt Louis RIFFAUT, un tanneur venu de Besançon. Ce sont mes arrière-arrière-grands-parents (sosas 28 et 29).

Source : Carte de Cassini. 112. [Joinville] (BNF)

Forgeron, comme ses ancêtres, Pierre Virgile MERCIER s’était installé à Rimaucourt entre 1885 et 1891, mais c’est à Bologne (en Haute-Marne pas en Italie !) que l’on trouve sa naissance en 1845 et son mariage en 1872 avec Marie Anne PARISOT (1847-1880). Ils avaient 5 enfants avant la mort de Marie Anne, le père s’était alors remarié en 1882 avec Rosalie HENRY, avec qui il eut 4 autres enfants. Sur ces 9 enfants, 5 ont vécu à l’âge adulte.

Dans la famille MERCIER, on est forgeron de père en fils ! Et ce n’est pas facile de les suivre. Que ce soit en généalogie ascendante comme descendante. Mais c’était un défi que je voulais relever. En effet, il n’est pas rare du tout de trouver un mariage dans un village et la naissance des enfants dans un autre village, voire un troisième, ou un quatrième, ou plus ! Un parcours du combattant pour retracer la descendance d’un couple de forgerons, comme on l'a déjà évoqué en parlant de la famille JAVELLE (la mère de Louis RIFFAUT)...

Source : AD Haute-Marne

Les parents de Virgile, Jean MERCIER et Marguerite FOUCAULT se sont mariés à Châteauvillain (en Haute-Marne), où résidait l’épouse alors, en 1834. Mais elle était native de Veuxhaulles-sur-Aube (Côte d'Or), d’un père forgeron, né lui-même "malencontreusement" à Aisy-sur-Armançon (dans l’Yonne). Quant à Jean, il faut aller dans les archives de Longchamp-sur-Aujon (dans l’Aube), en 1805 pour voir son acte de naissance.

A la génération précédente, Jean MERCIER, père (1756-1818), est qualifié de chauffeur quand il épouse Françoise LABOURÉ en 1789. Né à Saint-Broing-les-Moines, il travaillait aux forges de Longchamp, où il vivait avec sa mère, Marie BERTRAND. Son père, Dominique, était décédé à Belan-sur-Ource dix ans auparavant.

Le maréchal, Dominique MERCIER, sosa 464, est né à une date qui m’est encore inconnue, mais que je situe entre 1722 et 1723. Il a une sœur née à La Chaume en 1721 et ses parents s’y étaient mariés en 1719. Sa mère Marguerite PARANT est morte à Gurgy-le-Château en 1723. Ce qui est certain, c’est qu’on le retrouve en 1749 à Prusly-sur-Ource, où il épouse Marie BERTRAND, fille d’un laboureur, pour changer !


Source : Carte de Cassini. 82. [Tonnerre] (BNF)

Nous arrivons pour terminer à ce que j’estime être comme le fief de cette famille MERCIER : la paroisse de Lucey. En tout cas, c’est dans ce petit village que vivaient les premières générations de la famille, selon les archives. Antoine MERCIER, marteleur, y était né en 1694. Il est décédé en 1740 à Gurgy-la-Ville, pas très loin donc, après s’y être marié en 1724 avec Jeanne PITOIS. Il était veuf de Marguerite PARANT qu’il avait épousée à La Chaume en 1719.

Son père s’appelait Dominique MERCIER, on le retrouve également marteleur à Lucey, où sont nés tous ses enfants (onze au total !), nés de son mariage en 1686 avec Marie PARIS. Il avait trois frères : Jacques, prêtre de Lucey, Antoine, mort sans postérité (apparemment) à Chateauvillain, et Jean parti dans la Meuse, tous quatre enfants de Dominique et Lucie PERRIN.

Eglise de Lucey

vendredi 24 juin 2016

U comme Catherine UZUREAU

Dans les Mauges au XVIIe siècle


Encore un nouveau département dans notre ascendance. Nous sommes entre Angers et Cholet, dans la région des Mauges. Pas loin de Nantes et du pays de Retz où sont finalement partis mes ancêtres sous la Révolution. C’est d’ailleurs étonnant de retrouver un acte de mariage de 1804 à Arthon-en-Retz où les deux époux sont originaires du Maine-et-Loire ! Car notre balade nous mène donc dans ce département, précisément à Beaupréau.

Source : Carte de Cassini. 99. [Mortagne] (BNF)

Né en 1778 dans ce village, François MORINIERE en est partie pour rejoindre le pays de Retz donc, mais en remontant 168 ans auparavant, on trouve la trace de son ancêtre et donc du mien, Mathurin MESNARD, sosa 12726, né le 12 novembre 1610.

Source : AD Maine-et-Loire

Que sait-on de lui ? A vrai dire, pas grand-chose. On trouve bien le nom de ses parents : Maurice MESNARD et Catherine UZUREAU, et son mariage avec Mathurine THARREAU en date du 10 février 1635. On sait aussi qu’il avait eu une fille, Renée MESNARD mariée à 15 ans avec Mathurin FRESNEAU.

Quant à mon ancêtre Catherine UZUREAU, son décès se trouve aussi à Beaupréau, le 9 février 1642.

Source : AD Maine-et-Loire

jeudi 23 juin 2016

T comme Jacques TENAUD

4 mariages et 4 enterrements


Dernière ligne droite avant la fin du challenge. Et à une semaine de la fin, je vous emmène dans les origines de ma famille maternelle. Patronyme : TENAUD. Nous sommes cette fois en Loire-Atlantique, rive gauche de l’estuaire du fleuve, à Saint-Viaud.


Source : Carte de Cassini. 130. [Paimboeuf - Redon] (BNF)


C’est ici que l’on trouve le plus ancien mariage d’un TENAUD. Le 16 novembre 1702, Jacques fils de Martin et de Simone MULON, épouse Marie MÉLINNE. Le nom de TENAUD est dérivé du prénom Etienne et il y a d’autres familles dans ce secteur.

Mais je ne sais pas d’où venait Jacques TENAUD, en tout cas probablement d'un autre endroit que Saint-Viaud, car je n’ai pas trouvé de décès pour ses parents. Au contraire de toutes ses épouses. Car Jacques TENAUD s’était marié 4 fois à Saint-Viaud ! Et fut 4 fois veuf !



  • Premier mariage le 16/11/1702 avec Marie MÉLINNE.
Source : AD Loire-Atlantique


Dans ce premier acte, le nom de l’époux est orthographié THENAUX. Marie MÉLINNE était veuve de Michel ROULEAU, un tailleur d’habits décédé 7 mois plus tôt. C'est le premier acte de la famille TENAUD. Marie MÉLINNE meurt le 27 juillet 1706.

  • Deuxième mariage le 17/10/1706 avec Marie HAUDECOEUR.

Source : AD Loire-Atlantique


Cette fois-ci, Jacques est appelé TENAUD dans l’acte, mais TENAUT dans la marge ! Marie HAUDECOEUR est la fille de Guillaume et Anne COURONNÉ. De ce mariage, j’ai trouvé trois filles :
1. Marie TENAUD (1707-1707)
2. Françoise TENAUD (1709-1714)
3. Marie TENAUD (1711-1711)
Marie HAUDECOEUR décède le 28 octobre 1711.

  • Troisième mariage le 12/01/1712 avec Françoise BOUREAU.

Source : AD Loire-Atlantique

Françoise BOUREAU est la fille de François et de Renée JUMELIER. C’est avec elle que Jacques TENAUD eut mon ancêtre (sosa 768), Jacques TENAUD fils (1715-1750). Et alors que le petit a tout juste un an, Françoise BOUREAU meurt le 22 mai 1716.

  • Quatrième mariage le 11/10/1718 avec Anne LE VOYER.

Source : AD Loire-Atlantique

Anne LE VOYER, fille de Silvestre et de Françoise BONFILS, est la dernière épouse de Jacques TENAUD, à qui elle donna 2 fils, dont je ne sais rien de plus que la date de naissance :
1. Joseph TENAUD le 16 août 1719.
2. Jean TENAUD le 4 avril 1722.
Anne LE VOYER décède le 8 décembre 1722.



Jacques TENAUD aura enterré 4 épouses quand il décède le 29 juin 1724 à Saint-Viaud. De tous ses enfants, je ne connais que le destin de son fils Jacques, qu’il a eu avec Françoise BOUREAU. Qui l’a élevé ? La famille de sa mère ? Ce qui est certain c’est qu’il est resté à Saint-Viaud, au contraire de ses demi-frères Joseph et Jean (sont-ils décédés jeunes ou partis vers d’autres horizons ?). Jacques fils s’est marié le 31 janvier 1741 avec Suzanne EVAIN (1715-1795), d’où trois enfants qui eurent une postérité.

mercredi 22 juin 2016

S comme SAINTRAT/SEMBRAS

Né d’une fille de joie à Paris sous Louis XVI


Quand on fait de la généalogie, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Quand j’ai découvert mes origines dans l’Aisne, je ne pensais pas devoir retourner dans les archives de Paris pour retrouver un ancêtre qui s’était installé en Picardie.

Et c’est avec un mariage de Jumencourt de 1809 que mon souffle s’est coupé.

Source : AD Aisne

J’avais déjà croisé ce patronyme de SEMBRAS dans les actes du secteur. Et pas que les enfants de ce couple SEMBRAS-DUPUIS. Je n’imaginais donc pas que le bûcheron Louis Charles SEMBRAS pouvait en fait être un enfant naturel de la maison d’hospice de Paris. Comment faire alors pour le retrouver ?

Direction le boulevard Serrurier, les archives n’étaient pas encore en ligne, pour tenter d’en savoir plus. Et ce fut finalement assez simple puisqu’un seul Louis Charles en 1784 est noté. Sauf qu’il est nommé SAINTRAT.


Répertoire du Registre matricule des Enfans-Trouvés. AD Paris.

Il ne restait plus qu’à demander le dossier de cet enfant trouvé. Une petite boite, deux feuillets, c’était bien maigre, mais tellement poignant. Deux petits papiers que j’avais tenté de retranscrire.

Extrait des registres de baptême de l'Eglise Royale et Paroissiale de Saint Germain l'Auxerrois.Le jeudi 28 octobre 1784 a été baptisé Louis Charles né de la veille rue du Champ Fleury de cette paroisse fils d'un père inconnu et de Marie Anne Saintrat. Le parrain Jean Louis Psoistrard premaguy chapellier rue Beaurepaire, paroisse Saint Sauveur, la marraine Marie Catherine Adam épouse de Pierre Queneller bourgeois. Le parrain seul a signé, la marraine ayant déclaré ne savoir.Délivré conforme à l'original par moi soussigné prêtre de cette paroisse même jour et an que dessus.

Et le procès verbal suivant :

De l'ordonnance de nous Pierre Jean Duchauffour, conseiller du roi commissaire enquêteur et examinateur au Châtelet et siège présidial de Paris, un enfant du sexe masculin qui nous a été déclaré venir de la rue du Champ Fleury par ladite Delisle sage femme avec un extrait baptisaire portant qu'il nous a été nommé Louis Charles fils d'un père inconnu et de Marie Anne Saintrat a été porté à l'hôpital des Enfants Trouvés de cette ville, pour y être nourri et élevé en la manière accoutumée. Fait et donné à Paris, en notre hôtel le 29 octobre 1784, heure de huit du matin. Placé le 29 février 1792. Donné à Marie Barbe Ouvalines femme d'Antoine Guguie demeurant à Condren diocèse de Noyon.Grenier meneur commission à Angélique Lamy, femme de sieur Félix Courcy à Champs.


Source : Plan de Jaillot (1775)

D’après la Topographie historique du vieux Paris. Région du Louvre et des Tuileries (Tome 1, Adolphe Berty, 1885), "la rue Champ-Fleuri était une de celles que Saint-Louis avait, en 1254, affectées aux filles de joie, et, au commencement de ce siècle, elle justifiait autant que jamais son antique et fâcheuse réputation". Notre Louis Charles aura donc pu être le fils d’une prostituée. 

Que faire avec ces renseignements ? Comment essayer d’en savoir plus sur la mère, Marie Anne SAINTRAT ? Un patronyme assez répandu, en tout cas présent dans plusieurs régions. Avec un prénom assez courant. Si quelqu’un a une idée !

mardi 21 juin 2016

R comme Sophie et Marie-Madeleine REYNIER

Deux sœurs pour un mari


Deux familles pour un quartier. Les REYNIER et les CAVET. Deux familles voisines et bientôt unies par le mariage. Pour se trouver une épouse, il ne fallait parfois pas aller chercher bien loin : juste derrière le jardin !

Nous sommes à Dieulefit, à une trentaine de kilomètres à l’Est de Montélimar, dans la Drôme. Quartier des Hubacs, à flanc de montagne, en bordure du Jabron, la rivière qui traverse la ville et coule jusqu’au Rhône.


Source : Carte de Cassini. 121. [Vaison-la-Romaine] (BNF)

C’est là que vivent côte à côte deux familles. Toutes deux protestantes. Les CAVET sont installés depuis la moitié du XVIIIe siècle, quand Jean-Charles est venu de Bourdeaux. Les REYNIER sont à Dieulefit depuis plus longtemps. On les trouve dès la fin du XVIIe siècle. Ils sont boulangers avant de se tourner vers la draperie, comme beaucoup dans cette région. Et c’est finalement "granger" et "travailleur de terre" qu’on les retrouve à l’aube du XIXe siècle.

François REYNIER (1781-1860) s’était marié avec une jeune fille de Montjoux, Madeleine COURBIS, issue d’une lignée de ménagers. Ils avaient eu 5 enfants : François (1805-1890), Michel Frédéric (1807-1833), Marie-Madeleine (1809-1900), Jean Auguste (1812-1814) et Sophie (1815-1838). La petite dernière de la famille est née le 20/04/1815, et sa mère est décédée trois mois et demi plus tard. Mais c’est bien elle qui est prédestinée au voisin, le fermier Jean-Louis CAVET. Orphelin de père et de mère, c’est un bon parti. Il n’a qu’une sœur (malgré la multitude de frères et sœur morts jeunes). Il possède une maison dans le village et cette grande bâtisse aux Hubacs, avec toutes ces terres agricoles qui jouxtent la propriété des REYNIER. Un bon mariage a du se dire le père REYNIER qui maria sa plus jeune fille.


Source : AD Drôme

Et même si le marié a 11 ans de plus que l’épouse, le mariage est célébré le 20 mai 1837. Sophie a alors 22 ans. Elle tombe rapidement enceinte et met au monde moins d’un an après leur mariage une petite Sophie le 27 avril 1838. Mais la mère dut connaitre des moments difficiles et ne se remit pas de son accouchement puisqu’elle décède le 14 mai suivant, même pas eu le temps de célébrer l'anniversaire de mariage. L’enfant ne survécut pas et mourut le 11 octobre de cette même année 1838.

Jean-Louis met deux ans à se remarier. Et il ne va pas chercher bien loin puisqu’il traverse à nouveau son potager pour convoler avec sa belle-sœur, Marie Madeleine REYNIER.

Source : AD Drôme

On trouve le mariage dans les archives de Dieulefit en date du 24 octobre 1840. L’épouse a déjà 30 ans, le mari en a 36. Ils eurent 5 enfants : la tante Louise (1842-1935), Pauline (1844-1848), Charles (1847-1934), mon arrière-arrière-grand-père (sosa 20), Firmin (1849-1872), et Frédéric (1853-1932).

Jean Louis CAVET mourut le 26 juin 1870. Et sa femme lui survécut 30 ans : Marie Madeleine REYNIER est morte le 19 août 1900, elle allait avoir 91 ans.

lundi 20 juin 2016

Q comme QUILLET

De Paris à Angoulême


En préparant le Challenge AZ, je pensais avoir des difficultés pour certaines lettres. Et en fouillant bien dans mes ancêtres, je suis tombé sur une branche plutôt inexploitée, en Charente, avec une famille QUILLET. Alors, c’est une branche inexploitée car la majorité des données sont issues de relevés ou d’internautes, donc je prends avec beaucoup de prudence ces informations, ne les ayant pas encore toutes vérifiées.

La première étape de cette recherche est à Paris où le père de mon arrière-grand-mère s’est marié en 1889. Grégoire ROBIN, employé, était né à Nanclars, en Charente. Ses parents habitent alors à Angoulême. A l’époque de cette trouvaille, boulevard Serrurier à Paris, les archives commençaient à peine à être mises en ligne, je prévoyais donc d’aller à Angoulême, mais ça ne s’est jamais fait. A l’instar d’autres branches de ma généalogie, je n’avais pas de point de chute dans la région, et la Charente me paraissait bien loin de Paris. C’était plus simple d’aller aux archives à Laon, Chartres, Orléans ou même Chaumont pour travailler sur d’autres ancêtres.

J’ai donc fait comme tout le monde au début, travailler par courrier. Une enveloppe timbrée pour la réponse et la mairie de Nanclars me répondait avec un acte ou deux. Les avancées étaient bien lentes et je négligeais un peu cette partie de ma généalogie.

C’est bien connu, on avance plus vite à plusieurs et l’entraide en généalogie est l’essence même de cette passion. On se partageait donc certaines recherches avec la cousine germaine de mon père, en se complétant nos découvertes hebdomadaires. Et puis viennent Internet, les relevés, les associations, Généanet, Généabank... et des initiatives personnelles d’amateurs. Tout est réuni pour pallier aux difficultés : la distance, pas d’archives en ligne, le manque de temps.

Chaque génération remontée parait alors comme une petite victoire. On passe la Révolution avec Louis ROBIN (1757-1836) et Marie MAROT (1772-1832), mariés en 1794 à Nanclars, les arrière-grands-parents du migrant François. Et l’on découvre les métiers, les lieux sur les cartes à défaut de s’y rendre, des noms nouveaux. Le père de Marie MAROT s’appelait Jean, il était marchand forain, mais pas sûr qu’il vendait des barbe-à-papas à côté de montagnes russes !

On arrive bientôt aux QUILLET, puisque la grand-mère maternelle du forain, Marguerite GROS s’était mariée en 1702 avec François RABALARD. Elle était native de Xambes (j’aurai du le noter pour le "X" du Challenge !) car son père y était originaire. Mais sa mère venait bien de Nanclars : Madeleine QUILLET. Son contrat de mariage avec Jean GROS est signé à Montignac-Charente le 15/01/1665, elle est la fille de Pierre QUILLET et de Marguerite DE CLERFEUILLE.

Source : Carte de Cassini. 69. [Angoulême] (BNF)


Je ne désespère pas pour autant sur mes racines charentaises. Aujourd’hui, j’ai un point de chute pas très loin, ma sœur passant ses étés dans une maison de famille près de Ruffec (ceci-est-un-message Nath !). Et depuis quelques mois, les archives sont en ligne. Manque plus que le temps !